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Le 5 septembre 1821, la marquise de la Guiche, propriétaire des Forges d'AISY, reçoit l'autorisation d'exploiter les minerais sur les territoires de Sennevoy, Gigny, Jully et Stigny.
© Francis et Danielle Riche - 2007 — francis-danielleriche@mi-aid-a-zot.com
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Archives de Jully
"Les propriétaires ci-après, n'entendent pas exploiter les minerais de fer que le terrain peut contenir et consentent que l'exploitation en soit faite par Madame la Marquise de la Guiche, propriétaire aux Forges d'Aisy, avec paiement des indemnités, dommages et intérêts."
— 63 a 63 ca à la Dame Parisot, veuve Davout, lieu dit La Maine, climat du Taillis.
— 14 a 6 ca aux frères Joseph et dominique Didier -Michaud-Moreau, hameau de la Maine, climat du champ du Fourneau.
Toutes les propriétés à Madame veuve Verdin sur Jully, et notamment une pièce de jachère proche du hameau de la loge, lieudit la Noirée.
Le 30 janvier 1854, le préfet de l'Yonne donne par deux décrêts l'autorisation aux sieurs Bougueret et Martenot (maîtres des forges à Ancy-le-Franc) d'exploiter du minerai à Jully, sur 7 parcelles (total 1 hectare 86), ainsi que sur 4 parcelles (total 3 hectares 55) sur les sections cadastrales B, C et E.
Le 10 septembre 1859, M. Gimelet, fondé de pouvoir de Madame veuve Edouard Lebreton propriétaire des forges de Buffon, est autorisé à exploiter sur 5 parcelles, aux lieux-dits le Poirier Bernard, le Petit Chicot, le Fourneau, les Grandes Herbues, des sections B, C, H."
Origine du minerai de fer dans ces régions :
Il parait avoir été amené par l'eau qui a longtemps circulé entre les rochers
"ces minerais sont du type oxfordien (jurassique ère secondaire).Forte teneur en oxyde ferrique ils peuvent atteindre un rendement de 50% en fer, le minerai de Jully donnait de la fonte blanche propre à l'affinage, alors que celui de Stigny ne rendant que 32% fournissait une fonte grise.
Le minerai de Stigny fut apprécié dans les 20 premières années de l'usine d'Ancy-le-Franc.
Lorsqu'en 1841, la fonte produite fut destinée à être affinée sur place selon la méthode anglaise, l'on se tourna vers les minerais plus communs, mais d'une grande richesse, et plus faciles, donc moins coûteux à extraire, provenant principalement de Sennevoy-le-Bas, Sennevoy-le-Haut et Jully.
Dans la plaine, le minerai est à grains très fins, presque comme de la cendre formant à la surface des couches plus ou moins épaisses.
Sur les territoires de Sennevoy-le-Haut et de Stigny, le minerai est pisolithique (de pisos = pois et lithos = pierre), en grains comme du plomb de chasse. On en trouve encore très facilement en surface dans les champs situés entre Jully et Stigny (route D 17).
A Sennevoy-le-Haut, il remplit des fentes de rochers assez longues et profondes. Les fouilles auraient été poussées jusqu'à 30 mètres de profondeur.
Le minerai mêlé a de la terre argileuse, la plus superficielle, constitue la "mine rouge". Mélangé à une gangue plus calcaire, c'est la "mine grise".